La télémédecine en France : ce qu’il faut savoir! ( Suite )

Etes-vous prêt à entreprendre l’extension opérationnelle de votre projet de télémédecine en France? La première phase consiste à mettre en place une gestion efficace de projet. Il est capital de vous doter d’un système d’information fiable. Il faut donc former vos confrères aux nouveaux usages de la téléconsultation. Enfin, soyez attentif quant à la protection des données de santé.

Téléconsultation et télé-expertise 

4 conseils pour le déploiement de votre projet de télémédecine en France

Une étude a permis de confirmer l’intérêt d’un projet de télémédecine dans votre région et de définir votre modèle d’organisation. Après avoir mobilisé vos collègues et les acteurs locaux autour de vous, il est donc temps d’entrer dans le vif du sujet : le déploiement opérationnel de votre projet de télémédecine.

A ce jour, la télémédecine en France est adoptée par les Etablissements de Santé, les EHPAD, les Centres de Santé. Cependant, les cabinets de groupe et la plupart des maisons de santé sont restés à l’écart de ce déploiement. Les causes sont multiples : des sources de financement encore limitées et surtout, des modalités administratives lourdes.

Ce constat pourrait toutefois évoluer avec la généralisation de la télémédecine en France à partir de 2019 et la sécurisation de son modèle économique.

Dans tous les cas, les responsables de projet devront faire preuve de vigilance concernant certains points.

1. Une gestion de projet efficace !

Le déploiement d’un projet de télémédecine nécessite de lancer plusieurs chantiers en parallèle, dont ceux relatifs aux questions techniques, humaines et juridiques. A vous maintenant la gestion rigoureuse des calendriers et le suivi du budget !

Autre mission dévolue au responsable de projet, qui peut potentiellement être aidé d’un coordinateur : la mise en place d’instances de gestion stratégique et opérationnel. Des instances qui vont réunir les parties prenantes et qui vont vous permettre de communiquer sur l’avancée du projet et d’opérer des arbitrages.

Une fois que la téléconsultation et la télé-expertise fonctionnent, vous devez alors estimer la performance de ces actes et de l’organisation mise en place, suivant des indicateurs définis dès la phase d’élaboration du projet. L’objectif est le suivant : effectuer les ajustements qui pourraient se révéler nécessaires à l’usage, dans une démarche d’amélioration constante.

 2. Se doter d’un SI ( Système d’Information ) et d’équipements fiables

La télé-expertise et en particulier la téléconsultation reposent sur un système d’information performant et adapté aux besoins.

Les questions techniques n’auront bientôt plus de secret pour vous : hébergement et traitement des données de santé, infrastructure réseau, qualité de service, synchronisation des échanges, planification des vacations, facturation…. A cet effet, ayez une pensée pour vos collègues et prévoyez la mise en place d’un support utilisateur !

Sur le plan logistique, il convient de prêter une attention particulière à la qualité des images et du son ( le niveau sonore ne devant pas compromettre la confidentialité des échanges ). Ceci permettra aux patients venus en téléconsultation de vous faire confiance.

 3. Accompagner le changement en formant vos collègues à la télémédecine

La téléconsultation et la télé-expertise supposent de s’emparer de nouveaux outils et procédures, tout en utilisant une logique de travail en réseau. Afin de simplifier la prise en main, vous pouvez mettre en place des actions de formation qui porteront sur les aspects suivants:

  • techniques (traitement du matériel et des interfaces…),
  • médicaux (protocoles, gestion des données de santé, recueil du consentement du patient…).

Le déploiement terminé, ne pensez pas que vous allez pouvoir relâcher l’effort ! En effet, il peut être utile d’organiser des sessions d’échanges visant à partager les bonnes pratiques.

 4. Attention à la sécurité des données de santé !

Etant donné que vous partagerez des données de santé, la question de leur protection doit être une inquiétude majeure. Parmi les bonnes pratiques à adopter :

  • une connexion Internet sécurisée qui garantit de manière structurée les échanges de télédossiers patients,
  • la gestion des habilitations de vos confrères, le but est qu’ils accèdent uniquement aux données les concernant,
  • la mise en place de dispositifs de gestion des traces et des incidents, pour être capable d’agir instantanément en cas d’accès ou d’utilisation frauduleuse,
  • l’utilisation d’une messagerie sécurisée surtout pour échanger vos comptes rendus médicaux.

Si vous adoptez une solution de télémédecine clé en main ou si vous faites appel à des sous-traitants dans le cadre de votre projet, choisissez avec soin vos prestataires. Enfin, rapprochez-vous de la CNIL afin de réaliser les différentes déclarations requises en cas de traitement de données de santé.

Si vous êtes intéressé par la télémédecine mais que votre structure ne projette pas son déploiement ou que vous ne trouvez pas les soutiens nécessaires auprès des acteurs locaux, sachez qu’il existe des plateformes de téléconsultation. Sur ces dernières, vous pourrez proposer votre expertise en fonction de vos disponibilités.

La condition pour s’inscrire : disposer d’un logiciel de téléconsultation, d’une caméra et d’une connexion Internet SDSL sécurisée !

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