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Emploi/retraite : le cumul des médecins libéraux

Au 1er Janvier 2018, environ 10% des médecins libéraux (à peu près 12 000) exerçaient dans le cadre du mécanisme cumul emploi/retraite.

D’après une étude de la Drees, un médecin libéral en activité sur dix combine emploi et retraite. Le nombre de bénéficiaires de ce mécanisme a considérablement augmenté ces dernières années. C’est la raison pour laquelle les spécialistes, et particulièrement les psychiatres, y ont beaucoup plus recours que les généralistes.

La motivation de ce cumul emploi/retraite est-elle d’ordre financier ?

« Un professionnel de santé ayant une carrière de 30 à 40 ans, est très investi concernant ses rapports avec ses patients. Arrêter d’exercer du jour au lendemain semble difficile, ainsi, bon nombre d’entre eux souhaitent prendre leur retraite mais, dans le même temps continuer à avoir une activité réduite », explique le Dr Hubert Aouizerate, président de la FARA (Fédération des Associations Régionales des Allocataires de la CARMF).

Ensuite, vient la deuxième grande motivation qui est d’ordre financier. Le président de la FARA constate que « les pensions de retraite ne sont pas si importantes que ce que l’on imagine, entre 2 000 et 2 500 € par mois. Le cumul emploi/retraite permet donc d’avoir un complément financier ».

Une grande diversité régionale

La majorité des professionnels de santé concernés par ce dispositif cumul/retraite sont des hommes soit 79,2 % selon le CNOM. Chez les libéraux, la CMARF constate que les médecins spécialistes sont les plus nombreux dans cette situation : 6 272 contre 5 248 généralistes. En plus de la médecine générale, arrive la psychiatrie au sommet avec un effectif de 1 351, suivie de la radiologie imagerie médicale avec 575 médecins, de la cardiologie (540) et enfin de la gynécologie obstétrique (515 praticiens). Les statistiques de la CARMF indiquent aussi une grande diversité régionale. C’est ainsi qu’à l’intérieur de Paris, on dénombre 1 756 médecins qui exercent dans le cadre de ce dispositif, soit plus de 20 % des médecins cotisants. A la périphérie méditerranéenne, la région de Toulouse et la banlieue parisienne, cette proportion varie de 9 à 12 %. Inversement, elle ne touchent que 7,3 % dans la région de Lyon (863 médecins), alors que ce territoire compte la troisième population médicale de France.

  • Quelle est la tranche d’âge de ces médecins?

Selon la Drees, la majorité des médecins sont âgés entre 65 et 70 ans. En effet, environ 28% d’entre eux ont plus de 70 ans. De plus, au 1er janvier, 250 médecins continuaient à avoir une activité alors qu’ils étaient âgés de plus de 80 ans.

Evolution du mécanisme

Au fil des années, l’évolution du dispositif a entraîné un recul accéléré de l’âge de fin d’activité des médecins libéraux, atteignant en moyenne 67 ans en 2017. Cependant, les écarts d’âge à la cessation d’exercice continuent entre hommes et femmes, généralistes et spécialistes.

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