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Assistant médical : une des mesures du Plan Santé

A partir de 2019, les médecins libéraux, particulièrement les généralistes, seront autorisés à embaucher des assistants médicaux dans leur cabinet. L’assistant médical se chargera d’assister le médecin généraliste ou le spécialiste dans son cabinet. Il s’agit là de l’une des mesures du plan Santé que le chef de l’État a annoncé. Ces assistants seront « financés auprès de tous les médecins » qui en feront la demande, dès lors qu’ils exerceront de façon regroupée et s’engageront sur des objectifs et des résultats.

Auparavant, il existait déjà des assistants chez le dentiste et leur rôle est basé sur le même principe.

Il s’agit d’une ancienne revendication des syndicats de médecins qui a été entendue. Selon eux, les médecins libéraux perdent beaucoup de temps dans des tâches secondaires mais aussi et surtout administratives. Avec l’aide d’un assistant médical, ils pourraient donc effectuer plus de consultations et obtiendront un gain de temps.

Le plan Santé englobe la conception de 4000 postes d’assistants médicaux qui seront financés dès 2019. Une mesure qui devrait permettre aux médecins libéraux d’effectuer davantage de consultations.

Une mesure qui fera gagner jusqu’à 25% de temps au médecin

Cette nouvelle profession d’assistant médical aura pour but d’assister les médecins libéraux. Les tâches seront multiples : accueil des patients à la prise de la tension,  gestion administrative du cabinet… Les premiers assistants médicaux « arriveront dès 2019 dans les quartiers prioritaires pour l’accès aux soins et les zones sous-denses », c’est-à-dire dans les déserts médicaux.

L’assistant médical pourra donc accueillir le patient, se renseigner sur les motifs de sa consultation, remplir avec lui le dossier médical sur ses antécédents, lui prendre sa tension, relever son poids… Autre possibilité, selon la profession, celle de préserver les cabinets dans lesquels on ne parvient pas à trouver un remplaçant à un médecin partant à la retraite. Grâce à l’aide d’un assistant, les médecins du cabinet se répartiront les patients orphelins sans pour autant gonfler leurs heures.

Qui seront ces assistants ?

Il s’agira des aides-soignants, des infirmiers et des secrétaires médicaux qui auront bénéficié d’une courte formation complémentaire.

L’État sera en mesure de financer 4 000 postes d’ici 2022, soit une valeur de 200 millions d’euros par an. Cependant, le gouvernement exige en retour une chose : il n’y aura plus de médecins isolés, seuls ceux qui se réunissent et qui travaillent à plusieurs dans un même cabinet auront droit aux financements.

Des subventions de la part de l’État pour simplifier le recrutement

La naissance de cette profession d’assistant médical n’est pas tout à fait une nouveauté. Les dentistes ont déjà recours à des assistants pour les seconder, tout comme les ophtalmologues qui embauchent de temps à autre des orthoptistes pour gagner du temps en leur déléguant certains actes.

  • Une suppression croissante de la T2A

Pour ce qui est de l’hôpital, la première mesure de taille concerne la suppression progressive de la tarification à l’activité – la T2A –, de plus en plus remplacée par un financement au forfait.

Vers la fin du numerus clausus d’ici 2020 ?

Concernant les études de santé, la réforme marque un grand coup en supprimant le numerus clausus qui, depuis 1971 fixe chaque année le nombre de places disponibles en seconde année d’études de médecine. Cette réforme entrera en vigueur au plus tard à la rentrée scolaire 2020.

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